« Les chaînes de la conscience : mémoires de prisonniers politiques »
Auteur : M. Vilarenza Éditions de la Corneille « On nous emmenait prendre l'air une fois tous les deux jours. Lors des deux premiers mois, papier et crayon étaient autorisés. Le commandant ordonna ensuite de nous retirer ce privilège. Après quoi, nous nous y avions droit uniquement pour écrire des lettres à nos familles. J'ai appris par la suite que le commandant lisait toutes les lettres sans jamais les envoyer aux destinataires. En cellule, tous les prisonniers politiques d'Irovetti se serraient les coudes pour se défendre face aux autres détenus. Leurs us et coutumes de malfrats nous étaient complètement étrangers. Pour préserver notre humanité, nous avons voulu nous entraider et rester soudés. J'ai été envoyé au "trou" à deux reprises. La première, à cause d'une émeute, au réfectoire, provoquée par la nourriture infâme. La seconde, car ils me soupçonnaient de planifier une évasion. "Le trou" était le surnom donné à l'une des tourelles extérieures, où les prisonniers étaient torturés. Les gardiens y dirigeaient des interrogatoires brutaux, accompagnés de détenus privilégiés, qui collaboraient activement avec le commandant. »
- Coût
- 35 gp
- Poids
- 2 lb
