- Vitesse
- 30 pieds
Caractéristiques de base
- Charisme
- 14
- Constitution
- 12
- Dextérité
- 17
- Intelligence
- 15
- Force
- 11
- Sagesse
- 9
- Par le droit de l'épée
- « Vous êtes le ba... ! Oh, j'ai manqué une occasion de me taire ! Eh bien, Votre Grâce, que vous et vos sujets
- Céphal arrache le document des mains de Varn. Sa lecture fait presque jaillir les yeux de la tête du vieux mag
- « Oh, grand Asmodéus, qu'ai-je fait pour mériter cette punition ? Pourquoi diable est-ce que je m'échine à ser
- L'homme d'âge mûr charge sa marchandise dans son chariot en toute hâte. Il a le visage buriné et les cheveux d
- Une femme vêtue d'humbles habits de paysanne remarque la présence de votre groupe et accourt se jeter aux pied
- « Vous voyez, Votre Grâce ? Ils ont revêtu leurs robes noires ! Leurs esprits sont sous le contrôle des cyclop
- « Vous souvenez-vous, Votre Grâce, de ce jour mémorable où nous fîmes connaissance et rencontrâmes ces ô combi
- « Ô Asmodéus, aie pitié de moi ! Donne-moi la patience de supporter ces balivernes ou emporte mon âme sur-le-c
- « Nous pensions pouvoir vivre en paix avec les humains ordinaires. Avez-vous entendu parler de Trobold, dans l
- Cue_0016
- « C'est vous, la pitoyable créature ! Maintenant, arrêtez de jacasser et taisez-vous. Je suis assez grande pou
- « D'un autre côté, ils pourraient aussi nous être fort utiles. Réfléchis un peu, Maégar ! Je t'en prie ! S'il
- « Pendant que Sa Grâce se grisait de vin au festin, je n'ai pas ménagé ma peine pour me procurer une carte de
- « Vous voilà, bipède. Qu'allez-vous raconter cette fois ? Vous avez tenté de nous faire baisser notre garde pe
- « Des cyclopes zombis... Voilà qui ne court pas les rues... Enfin, comme l'a souligné ce jeune homme, nous les
- « Alors, les mécréants ont été matés sans pitié ? Béni soit le Maître ! Votre Grâce, permettez-moi de vous ass
- « C'est vrai, nous avons tué le vieux couple... mais nous n'avions pas le choix ! Nous n'avons fait que nous d
- « Mais oui ! Les cyclopes sont les anciens serviteurs du Maître, et ils reviennent à la vie pour porter sa bon
- « Inutile de me donner une leçon de réalisme, jeune présomptueux ! Nous sommes peut-être, à leurs yeux, une si
- « Votre Grâce ! Nous ne sommes pas des bandits. Nos cœurs ne sont consumés ni par la haine ni par la rancune.
- « Vous m'entendez, mécréants ? Ceci est votre châtiment ! Trahis de la main du baron même qui était censé vous
- « Il y a des monstres partout, même parmi les gens ordinaires. Nous en sommes conscients. »
- « Occupez-vous d'eux, mes frères ! Le baron nous apportera son soutien ! »
- « Il est vrai que tu nous as sauvés plus d'une fois... Tout ça pour sceller, par ta vaillance, la ruine non pa
- « Nous ne nous sommes attardés ici que pour laisser le temps à notre ami blessé de panser ses plaies. C'est al
- Le vieillard jette un regard vers sa femme, puis vers vous, avant de se retourner vers Maégar. « Euh... Oui, o
- « Pourquoi t'obstiner à t'exprimer en notre nom à tous ? Dois-je te rappeler que tu es baron, à présent ? Voil
- « Périr aux mains des infidèles... Alors que la prophétie s'est réalisée, et que le don divin est plus proche
- « Écoutez-moi, vous trois. Oui, Kjerdi, cela vous concerne également. La situation se présente mal. Pour comme
- « Il y a de cela bien longtemps, avant la Chute, un grand empire cyclope s'étendait sur ces terres. Ceux-là, p
- « Je soupçonne que toute cette affaire n'a rien à voir avec des cyclopes. Notre chère amie essaie simplement d
- « Le baron ? C'est donc ainsi que les bipèdes appellent leurs souverains ? Baron, ha ! La tribu des Nomens pro
- « Un empire naîtra à nouveau des étendues du Dunsward. Non pas celui des cyclopes, mais celui d'êtres comme vo
- « Évitez de commander de la viande. On raconte qu'elle a un goût... bizarre, ici. »
- « De quoi je me mêle ? Vous allez me faire le plaisir de ranger votre moulin à paroles, je ne suis pas idiote,
- « Il y a de cela bien longtemps, avant la Chute, un grand empire cyclope s'étendait sur ces terres. Ceux-là, p
- « L'écoutez pas ! Vous aussi, il vous jettera en pâture aux cyclopes ! Je vous en prie, protégez-nous de ces f
- « Je hais Restov. En plus, pendant que vous batifoliez dans tous les sens, un autre groupe de pendards nous a
- « Oh, Votre Grâce ! Votre présence est un véritable honneur. Je suis Zordesh, le chef de cet humble village. I
- « Comment pouvez-vous dire de telles horreurs ?! Pourquoi jeter tout le monde dans le même panier ? Tous ne vé
- « Tout à fait. Asmodéus m'en est témoin, j'en sais plus long que toi sur la façon dont on traite avec les créa
- « Et voilà ! Voilà la réponse à vos blasphèmes ! La vérité sort de ma bouche : si vous renoncez au Maître, auc
- « Pour une fois, je suis d'accord avec Maégar. Quant à vous, , vous êtes d'une naïveté confondante. Jamandi n'
- « C'est donc ainsi que le baron protège ses sujets ? »
- Le visage sinistre de Kjerdi est parcouru d'une espèce de grimace alors qu'elle approche de Varn. Cela dit, la
- « Varn, cher ami, aurais-tu l'obligeance de bien vouloir m'expliquer ce que tu fabriques ? J'ai financé cette
- « Je m'appelle Muan, je suis un marchand du Brévoy. Je comptais faire fortune dans les nouvelles baronnies, ma
- « C'est de la folie ! Vous n'avez aucune idée de la force que vous défiez ! Fidèles ! À moi, couvrez ma retrai
- « Maégar, Maégar ! Bien sûr que ce sont des espions ! Tu as refusé d'accueillir ceux que nous étions en mesure
- « Et c'est précisément là que tu fais erreur ! Tu crois vraiment pouvoir quitter la table des négociations san
- « Je suis d'accord. Les légendes recèlent toujours une part de vérité. Les secrets que renferment ces profonde
- « À vos ordres, Votre Altesse ! J'ai déjà envoyé mes meilleurs guerriers sur place. S'ils avaient été ici, ces
- « Pour être honnête, mon cher, je n'accorde que bien peu de foi aux récits d'artefacts anciens aux pouvoirs in
- « Votre Grâce, je sais que vous êtes incroyablement occupé, mais de grâce, écoutez la supplique de votre... »
- « Votre Grâce soit louée ! Vous avez entendu cela, ô mes fidèles ? Terrassez les mécréants ! Votre Grâce, une
- « Je crois que... D'une certaine façon, il n'est pas impossible que je sois en partie... responsable de ce qui
- « Avec votre permission, baron, nous aimerions nous installer dans votre capitale. Nous garderons notre appare
- « Bienvenue, Votre Grâce. C'est bon, vous vous êtes bien amusé ? La panse est bien repue ? Parfait, alors on s
- « Nous sommes arrivés à la taverne sous forme humaine. Et ils nous ont drogués, avec une potion soporifique, a
- La naine hausse les épaules et tend un autre papier.
- « Et moi ? »
- À peine les centaures ont-ils quitté les lieux que Céphal cesse de feindre la nonchalance. Le visage vert de r
- « Merci, Votre Grâce ! Il y a cependant un autre problème... hésite la villageoise en baissant la voix. Ces cy
- « La situation bien en main ? Je ne dirais pas ça, bien au contraire ! Votre Grâce, vous devez nous sauver ! C
- « Ne nous laissez pas à leur merci ! Ils vont nous sacrifier sur l'autel de leur... Euh... Je veux dire... Ils
- « C'est le baron ! À l'aide ! Pitié ! »
- Le tieffelin baisse la tête. « Je ne vous ferai pas l'affront de vous mentir : nous sommes bien les enfants du
- « Oui, oui, bien sûr ! Ne vous en faites pas pour nous ! »
- « Ne vous attachez donc pas trop à Varnhold. Elle ne constitue qu'une étape. Notre véritable but se trouve plu
- « Bien dit, Maégar. Mais si tu as compris cela, pourquoi ne pas en tirer les conclusions qui s'imposent ? »
- « Votre Grâce ! Votre heure est venue ! Heu, attendez, je me suis mal exprimé... Je voulais dire que vous alle
- « Je vois... Nous avons une révolutionnaire galtaise sur les bras. Une aubergiste nous écrit en effet avoir vu
- « Aux armes ! »
- « Ma foi, je suppose que cet ivrogne de barde a tout inventé. Veuillez nous excuser pour cette intrusion ! Nou
- Maégar s'arrête net, observe les environs et se retourne vers le groupe. « Votre attention, s'il vous plaît. J
- « Voyons, regardez-moi ces pauvres hères ! Les cyclopes se sont emparés de leurs esprits, et une violence sans
- « Non, je n'ai rien fait de tel, lance Maégar d'un air grave et sérieux. Regardez-les, ce sont des adolescents
- « Quelle infamie ! »
- « Un mensonge, de toute évidence. Oui, , vous les avez démasqués, et leur crime est autrement plus grave qu'un
- « Quelle histoire ! Nous venons à peine de régler nos problèmes avec les centaures, et voilà qu'une nouvelle é
- « Loin de nous l'idée de vouloir vous insulter, vous et votre tribu, Aécora. Je vous en prie, fiez-vous à la s
- « En marche ! »
- « Général, voici votre première mission. Parlez à Kjerdi et choisissez-vous, parmi nos compagnons, trois frère
- « Pardi ! Et Kjerdi alors ? rétorque Maégar en souriant fièrement. Bon, à ses yeux, je ne suis qu'un blanc-bec
- « Ha ! Je te l'avais bien dit, Céphal ! Il y a anguille sous roche, mon ami ! »
- « Je... comprends. »
- « Eh bien, c'est vous le général, n'est-ce pas ? Alors, occupez-vous de cette affaire. Parlez à l'aubergiste e
- Maégar baisse le regard et esquisse brièvement un pâle sourire. « Très juste. Qui a besoin d'une maison vide,
- « Le reproche est justifié. J'ai honte de mon comportement ! »
- « Vraiment ? Eh bien, dans ce cas, veuillez excuser notre intrusion, braves gens. Merci pour votre hospitalité
- « Dans ce cas, tout est dit. » Maégar dégaine son épée.
- « Je vais m'occuper personnellement de cette affaire. , rassemblez les âmes plus vaillantes de l'ost des Varnl
- « Que veux-tu, je suis incapable de résister à la pression qu'exercent sur moi mes deux plus proches amis et c
- Maégar sourit. « Bien parlé. De toute façon, nous allons avoir tout le temps de discuter des mérites comparés
- « Je comprends pourquoi cette femme nous a menti. Je n'ai aucune intention de la punir, ni elle ni tous ceux q
- Maégar se penche vers vous et vous embrasse comme si c'était votre dernier jour sur cette terre. Puis, il se r
- « J'en suis à deux doigts, oui... Mais laissons-les d'abord s'exprimer. Hé, vous, le chef ! Tout cela est la v
- « Eh bien... Céphal, quel discours ! Mais penses-tu vraiment que le Roi des Enfers te choisirait toi, oui toi,
- « Dans ce cas, pourquoi continuer à lui faire des courbettes ? Tu es peut-être un vieux renard, mais Jamandi n
- « Vous avez fini de régler vos affaires ? Nous devons nous occuper de ce tombeau au plus vite, n'oubliez pas q
- « Eh bien, je m'en remets à votre décision. Aux armes ! »
- Maégar le suit quelques instants des yeux avant de s'esclaffer. « Une affaire rondement menée ! De toute évide
- « Ma-gni-fique. Ça ne pouvait pas mieux se passer. À peine la baronnie est-elle sortie de terre que nous voilà
- « Si cela ne tenait qu'à toi, nous massacrerions tout individu dangereux, déterminé ou simplement doté d'un so
- « Je... comprends. Mais j'espérais tout de même mieux. Cet échec, nous le partageons, général. Nous avons tous
- Maégar se tourne vers vous et vous adresse discrètement un clin d'œil. « Céphal et moi allons rester ici au ca
- « Laissez-moi me creuser un peu les méninges, avant que le temps de la réflexion ne soit passé... répond Maéga
- Un silence de plomb plane dans l'air. Maégar reste muet. Soit il évalue la situation, soit il attend une réact
- « Ce n'est pas ce que nous voulions. Aécora, écoutez, nous pouvons encore... »
- Maégar se tourne vers Céphal et vous. « Qu'en dites-vous ? »
- Maégar adresse un sourire chaleureux à l'étranger, puis il lui tend une main amicale, comme s'il avait affaire
- « Ce temps, on ne l'a pas ! Il est encore possible de sauver les habitants de la ville, mais uniquement à cond
- « Les fruits, dis-tu ? Figure-toi que je m'échine à les préserver des hordes de parasites venus du Brévoy, ces
- « La critique est justifiée. Permettez que je me présente : Maégar Varn, baron de ces terres. Je suis venu ici
- « Céphal, toujours aussi prévoyant, c'est du beau travail ! Kjerdi, profitez-en pour nous part de la situation
- « Entendu. Quand je regagnerai la capitale, je veillerai à ce qu'on vous trouve un toit, ainsi qu'un emploi. I
- « Vous m'avez forcé la main pour que je forme une alliance avec les adorateurs de daémons, et maintenant, vous
- « Je déteste l'idée de traiter avec ces fanatiques... mais tes paroles ne sont pas exemptes d'une certaine sag
- « Tout juste ! Bon, j'imagine que nous allons devoir nous habituer aux horreurs des lits de plumes, de la tiéd
- « Vous sacrifier à qui ? Vous, vous nous cachez quelque chose, je me trompe ? »
- « Je reconnais que cette auberge a l'air louche, mais on n'accuse pas les gens sans preuve solide. »
- Maégar lève la main pour faire taire les murmures furieux qui agitent les rangs des centaures. « Dame Aécora,
- « Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Je suis Maégar Varn, le baron de ces terres et votre souverain !
- « J'avoue ma surprise, voilà que toi et le général faites front commun ! Très bien, je suivrai vos conseils. V
- « Je regrette, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous donnez tant de mal pour les défendre. De toute évid
- « Je ne comprends toujours pas pourquoi vous prenez la défense de ces monstres, mais votre raisonnement est se
- « Je n'ai pas la force de te contredire, mon ami. Mais oui, je suis prêt à m'en remettre à ceux qui protègent
- « Du calme, Céphal. a raison. »
- « Tu préférerais sans doute tous les massacrer, et qu'on n'en parle plus ? Sérieusement, tu ne crois pas qu'il
- « Il va falloir éclairer mes lanternes, alors ! Pourquoi avez-vous tant insisté avec Céphal pour que je m'alli
- Maégar lance un juron. « Quand ? Je vous dirais bien de mieux surveiller vos gamins, mais j'ai moi-même aussi
- « Il va falloir éclairer mes lanternes, alors ! Pourquoi avez-vous tant insisté avec Céphal pour que je m'alli
- « Ma baronnie est un endroit extraordinaire. Même les bandits sont étonnamment polis et éloquents. » Maégar s'
- « L'accusation est grave. Cette preuve, quelle est-elle ? »
- « Je n'en crois pas mes oreilles. L'histoire de notre contrée doit-elle commencer par une telle infamie ? Céph
- « Je m'acquitterai de mes responsabilités envers mes sujets. Que se passe-t-il ? »
- « Si je traitais tous mes sujets ainsi, je régnerais bientôt sur un royaume uniquement peuplé de mouches et de
- « Je n'ai pas besoin d'être convaincu de quoi que ce soit. Bien sûr que nous allons les aider ! »
- « Allons bon, voilà autre chose... Où a-t-il bien pu aller ? Céphal, tu as une idée ? »
- « C'est l'instinct du mercenaire qui a parlé ! Neuf fois sur dix, quand mon instinct me dit d'ouvrir l'œil, la
- « Et maintenant, allons-y. Le devoir nous appelle. »
- Ayant fini de s'esclaffer, il vous regarde. « Puisque nous évoquons le sujet, j'ose d'ailleurs espérer que mon
- Maégar fait la grimace, puis acquiesce. « Très bien je vous écoute. »
- « Très bien. Dans ce cas, au revoir. Personnellement, je ne suis pas d'humeur à acheter quoi que ce soit. , Cé
- « Gagnons ce tombeau. »
- « Silence ! »
- « Décidément, vous êtes toujours aussi assoiffé de sang ! Cela dit, je dois dire que plus j'en apprends, moins
- « Comment cela ? Vous alliez dire "vénérer" ? Vénérer qui ? »
- Maégar fronce les sourcils. « Alors quoi, nous allons les laisser voler des malheureux sur les terres d'autrui
- « Vous n'êtes pas un peu déçus ? Moi si. Triste même. Nous avons laissé passer une occasion de combattre un dr
- Silencieux, Maégar contemple les cadavres des centaures. « Tout cela aurait pu être évité. J'espère que leurs
- Maégar pâlit. « Quand ? Bon sang, je viens juste de promettre aux centaures que nous ne mettrions pas les pied
- Maégar opine du chef. « C'est vrai. La même lune brille au-dessus de nos têtes, étranger. »
- « , vous êtes un vrai rapace, ma parole ! À peine avons-nous sauvé ce jouvenceau que vous plantez déjà vos gri
- « De toute façon, il est trop tard pour faire demi-tour. Quels que soient les mystères que nous réserve ce don
- Maégar grimace. « Trêve de flatteries. Vous avez affirmé savoir pourquoi les cyclopes étaient revenus d'entre
- « Ses alliés ? Dites plutôt ses vassaux ! Jamandi se fait le chantre de la liberté et de l'indépendance, mais
- Maégar le suit quelques instants du regard avant de se tourner vers vous. « Qu'est-ce qui vous a pris, ? Vous
- « Le mystère s'épaissit... Cela semble impossible, et pourtant... » Maégar toise le vieux couple d'un air sévè
- Le visage de Maégar s'illumine à mesure qu'il parcourt le document. « Ah ha... Je vois que vous avez pensé à t
- « Si nous sommes ici, c'est justement dans le but de protéger la ville. Tout ira bien, Kjerdi. Attendez-nous i
- Maégar s'est assombri d'instant en instant en écoutant le discours du bandit. Il n'y a pas de doute : il s'app
- « Pardonnez-moi, sire Dragon Poli, mais je n'ai aucune confiance en vous. Et je dormirai mieux la nuit sachant
- « Mon joli ? », répète Maégar avec un regard qui fait frissonner Willas.
- « Vous devriez avoir honte ! hurle Maégar, à deux doigts de cracher au visage du marchand. Vous serez jugé et
- « Tout cela pourrait être un simple concours de circonstances. Avez-vous d'autres indices permettant d'étayer
- « Pardonnez mon manque de tact. De quoi parlions-nous, déjà ? »
- « Je sais que la situation est préoccupante. C'est même la raison de notre présence. À qui ai-je l'honneur ? »
- « Merveilleux ! Voyons un peu ce que mes gens ont découvert ! »
- Maégar s'attarde quelques instants encore, pour faire ce qu'il n'a jamais cessé de faire depuis toutes ces ann
- « C'est un plaisir de voir que ma baronnie attire des savants tels que vous. En revanche, je suis navré d'appr
- « Ça suffit ! Rangez vos armes. Personne ne versera le sang. L'ami, je vous prie d'excuser mon compagnon ! »
- Maégar se met à rire doucement. « Général, n'en faites pas qu'une bouchée. Laissez-nous au moins quelques morc
- « Effectivement, cela ne peut être une simple coïncidence ! Acceptez-vous de vous confesser, ou dois-je vous c
- « Tout à fait. , qu'en dites-vous ? »
- « Je ne peux pas accuser ces gens sans preuve suffisante. »
- « Ils sont nobles, j'en conviens. Mais l'on parle de la noblesse de l'aristocratie du Brévoy. Qu'ils soient de
- Maégar feint un sourire amical. « Voilà un bien beau discours, messire Yan le Pâle, soigneusement préparé, j'e
- « Les problèmes de mes sujets, quelle que soit leur nature, sont aussi les miens ! D'autant plus que ces quere
- « Ça, je n'en doute pas ! Mais pourquoi devrions-nous écouter leurs excuses ? Ces pendards mentent comme ils r
- « Je me pose une question... S'ils ont emprisonné le tyran cyclope dans son tombeau pour qu'il n'en ressorte j
- « Ça y est, vous avez fait le tour du propriétaire ? Quelque chose à signaler, peut-être ? »
- « Silence, Céphal, et vous aussi, . Je crois que nous pouvons... Non, le mot est faible, nous devons tenter de
- « Avec tout le respect que je te dois, Céphal, c'est moi le chef militaire ici. Tu m'as plus d'une fois reproc
- « Je regrette, mais nous n'avons pas le choix. »
- « J'aimerais m'entretenir avec leur prêtresse guerrière. Elle en sait peut-être plus que ces adorateurs de daé
- « Donc, cet ivrogne de barde disait vrai : ces misérables assassinent bel et bien leurs clients. Quant à ses a
- « Ma foi, on dirait que ce cyclope a enfin appris la politesse, n'est-ce pas ? » Maégar se tait l'espace de qu
- « Je sais. Dans le cas contraire, je ne m'en remettrais pas à vous. »
- « Je crains que cela ne suffise pas à l'accuser de quoi que ce soit. »
- « Je suis d'humeur généreuse, je vais suivre la recommandation du général. Sire Dragon Poli, parlez-moi de cet
- « Écoutez-moi, Aécora. Les cyclopes ont ouvert leur œil unique. Ils rôdent dans les environs. Leur maître, c'e
- « D'abord, parce que je ne veux pas laisser la ville sans protection. Ensuite, parce que si nous n'agissons pa
- « Ne tardez pas trop ! »
- « En temps normal, je vous reprocherais votre insubordination, général. Pas aujourd'hui, cela dit. Aux armes !
- D'un geste puissant de la main, Maégar attirer l'attention générale. « Que voulez-vous à ces gens ? »
- Maégar se tord de rire. Vous ignorez si ce sont vos paroles qui ont fait mouche, ou l'expression indignée sur
- « Cela seul ne suffit pas à prouver quoi que ce soit. Une accusation aussi grave nécessite des preuves solides
- « Vraiment ? Qu'est-ce qui vous fait dire cela ? »
- « Vous auriez dû nous accompagner. Vous auriez adoré chaque moment des festivités ! »
- « Bonté divine... Quel genre de monstre assassine les gens avant de leur voler leurs visages ? »
- « Hou, je suis mort de peur. Bon, , qu'en dites-vous ? »
- « Et comment devrais-je les considérer, à ton avis ? Céphal, le grand âge t'aurait-il rendu sénile ? Je ne te
- « Ça semble improbable. À moins qu'ils ne soient venus récupérer ce bracelet, ha ha ! Non, calmez-vous, les cy
- « Quelle horreur ! Avec des preuves aussi accablantes, inutile d'aller chercher plus loin. Ils sont faits comm
- « Non, c'est hors de question. Vous et Céphal aurez beau tenter de me convaincre par tous les moyens, je refus
- Maégar vous lance un regard reconnaissant, doux et presque tendre. « Si vous saviez à quel point votre soutien
- « Salutations, sire Dragon Poli. Quelle mauvaise fortune vous amène dans mon domaine ? »
- « Oui, dans tous les cas, il vaut la peine d'être exploré. D'autant plus qu'il s'agit de notre seule piste pou
- « Compagnons, préparez vos armes et vos sorts. Nul ne sait ce qui nous attend à l'intérieur. »
- « J'ai envoyé de l'aide à nos voisins des collines de la Corneille. Ils constituent nos seuls alliés potentiel
- « C'est bien ça ! Aux armes ! »
- « Dans ce cas, je suppose que vous ne verrez pas d'inconvénient à ce que mes gens inspectent les lieux ? Mais
- « Bonjour, braves gens ! Je ne vous dérange pas, j'espère ? »
- Maégar s'approche du jeune homme et lui tapote gentiment l'épaule avant de lui prendre le bracelet des mains s
- « Silence, vous deux ! Je veux entendre ce qu'ils ont à dire. »
- Puis, il se tourne vers vous et se met à parler tout bas, de manière à ce que vous seul l'entendiez. « Je vous
- Vous regardant droit dans les yeux, il se met à murmurer. « Pardonnez-moi d'avoir douté de vous. Mon cœur et m
- « C'est louche, mais on n'arrête pas les gens pour si peu. Avez-vous d'autres preuves contre lui ? »
- « Une solution radicale... Mais vous avez raison, il faut parfois savoir recourir à des mesures draconiennes.
- « Moi, tant qu'on ne me demande pas de prendre la pose des heures durant... réplique Maégar avec un rire conta
- « Pas seul. Je vous accompagne. »
- Maégar acquiesce. « Écoutez, étranger. Nous ne pouvons pas nous contenter de quitter cette région. Toutefois,
- « Comme vous voudrez, mais faites vite ! Les cyclopes morts-vivants ne s'arrêtent jamais, eux ! »
- « Je ne suis pas un sage, mais la vie m'a au moins enseigné une leçon : lorsqu'un danger redoutable se terre d
- « L'heure n'est-elle pas venue de rentrer chez nous ? »
- Maégar regarde Céphal et Kjerdi s'éloigner quelques instants, puis se tourne vers vous, une étincelle malicieu
- « Ça n'a aucun sens. Faute de pouvoir s'offrir d'authentiques gardes zombis, le créateur de cette tombe aurait
- « Puisque vous insistez. Passons donc aux affaires de baron ! Et par mon premier décret, je fais de vous ma tr
- « Ouvrez l'œil, et le bon. Le moindre détail peut s'avérer capital ! »
- « Excellent travail, ! Vous avez élucidé une affaire fort complexe comme si vous aviez fait cela toute votre v
- Maégar parcourt le groupe du regard, puis soupire. « Écoutez-moi tous. Nous avons fait le chemin jusqu'ici pou
- Maégar s'applique à essuyer son épée avec un soin sinistre avant de la rengainer. « C'est fait. Un énième carn
- « Ton obséquiosité me dégoûte ! Ne nous sommes-nous taillé un fief à la sueur de notre front que pour continue
- « Je préférerais ne pas avoir recours à une mesure si radicale. Toutefois, si vous pensez que c'est la seule s
- « Non ! Un accord est encore possible. »
- « J'ai toujours considéré qu'il était bon signe de voir une conversation débuter par des mots plutôt qu'une vo
- « Merci pour l'avertissement. Nous ferons tout notre possible pour aider votre village. , Céphal ! Vous êtes p
- « Dans ce cas, nous allons éliminer les fanatiques, mais laisser la vie sauve aux autres. Aux armes ! »
- Maégar vous adresse une grimace, à croire que vous gâchez sa prestation. Puis, il reprend son sérieux et se to
- « Eh bien pour commencer, c'est un comportement indigne. En acceptant l'aumône de Restov, nous consentons taci
- « Céphal a raison. Une telle insouciance est indigne d'un général. Ce village est en proie à des troubles, tro
- Maégar pose la main sur la poignée de son épée. « Je n'ai aucune envie de croiser le fer avec mes sujets... Ma
- « Alors, Céphal ? Ta magie a fonctionné ? Je ne vois aucun changement. »
- « Certes. Bien, je vais donc vous prier à mon tour d'excuser ma franchise. La plupart des souverains voient d'
- « Soyez maudite, vile créature. Allez, prenez-le et fichez le camp. »
- « Mon joli ? » Maégar parle très calmement, mais le ton de sa voix fait frissonner Willas. Après une pause pro
- Le regard de Maégar se dirige vers Céphal, puis vous, pour revenir vers Céphal. « Alors comme ça, vous faites
- « Je reconnais bien là mon plus fidèle camarade ! Toujours droit au but, jamais de palabres inutiles. » Maégar
- « Les dons de daémons, je n'y crois pas. En revanche, nous aurions probablement intérêt à examiner ce tombeau
- « J'en viendrais carrément à tomber amoureux de vous, si ce n'était pas déjà fait... Ahem, du calme. Nous ne s
- « Eh bien, qu'avez-vous découvert ? »
- « Ma foi, les confessions de ce misérable nous en ont appris de belles, n'est-ce pas ? »
- « Le capitaine Varn a passé la majeure partie de sa vie à trucider bandits et assassins. Le règne du baron Var
- « Vous êtes sûr que ça va ? »
- « Les monstres n'ont pas leur mot à dire, ici ! »
- Maégar hésite avant de hocher la tête. « Ce sont donc des lycanthropes... Autre chose ? »
- « Vous n'avez peut-être pas tort... mais cela reste insuffisant pour conclure à l'innocence de ces lycanthrope
- « Vous croyez ? Alors n'agissons pas de façon trop hâtive! Nous devons découvrir le fin mot de toute cette his
- Maégar hausse les sourcils d'un air surpris et vous jette un regard quelque peu désapprobateur.
- « Très bien, assez parlé. En route ! »
- « Ce n'est pas mon intempérance qui scellera notre perte, mais votre fourberie et votre avidité. Quand on se l
- « Vous avez du flair et un œil de lynx ! approuve Maégar en vous tapotant l'épaule. Espérons que ce cyclope mo
- « Hors de ma vue, Céphal ! Disparais ! Le nom de Maégar Varn ne sera jamais souillé par une infamie aussi mépr
- Maégar opine du chef. « Eh bien, lycanthropes, que comptez-vous faire, à présent ? Je regrette que votre premi
- Varn secoue la tête d'un air stupéfait. « Je n'en crois pas mes oreilles... Bref ! Aussi incroyable que cela p
Maégar Varn — Kingmaker